Marquage

Marquage

Dans la majorité des cas, il est important d'identifier chaque animal lors d’un projet. Idéalement, la méthode choisie devrait garantir une identification permanente et distincte pour chaque individu, sans entraver l’animal. Certaines de ces méthodes sont mentionnées ci-dessous (il ne s'agit pas toutefois d'une liste exhaustive) :

  • le collier avec médaillon - type d'identification utilisé pour les chiens et les chats
  • la coloration - marquage temporaire ou de courte durée qui peut être utilisé chez certains animaux comme les oiseaux (notamment les individus qui présentent des zones blanches sur la fourrure ou sur les plumes et sur la queue de certains rongeurs)
  • l’entaille à l’oreille - méthode pour identifier les petits rongeurs et les porcs, même s'il est préférable de privilégier le tatouage (bien qu'il existe une séquence internationale reconnue pour les entailles chez les petits rongeurs, certains utilisateurs d’animaux ont conçu leur propre système de code pour d’autres espèces animales)
  • l’étiquette ou la boucle à l’oreille - pratique courante pour identifier les animaux de ferme (p. ex. les moutons et les bovins); cette méthode n’est pas recommandée chez les petits animaux (p. ex. les souris et les rats), car l’étiquette suspendue à l'oreille est lourde et peut déformer l'oreille
  • l’entaille de la plume - méthode d'identification acceptable pour les oiseaux, pourvu que l'entaille n'affecte pas leurs aptitudes normales de vol
  • le rognage des nageoires - méthode utilisée pour identifier les poissons
  • la puce électronique - méthode infaillible d'identifier les animaux de façon permanente
  • le tatouage - marquage qui peut être exécuté sur n'importe quelle partie du corps, bien que l'emplacement choisi devrait idéalement permettre de lire le code tatoué sans trop manipuler l'animal
  • la bague d’aile ou de patte - pratique courante pour identifier les oiseaux

 

Questions de bien-être animal

Plusieurs des techniques décrites ci-dessus sont douloureuses pour l'animal (p. ex. l'entaille à l'oreille, l’étiquetage de l'oreille, le baguage de l'aile, l'implant d'une puce électronique, le tatouage). Cependant, la douleur associée à une procédure de marquage peut être soulagée par l'utilisation d'un analgésique. Les petits animaux (p. ex. les souris) peuvent être anesthésiés avec un agent volatil qui permet un rétablissement rapide après la procédure. Chez les animaux de grande taille, un anesthésique local peut suffire.

Il faut prendre des précautions lors de l'identification des oiseaux au moyen de bagues d’aile pour s'assurer qu'aucun tissu musculaire ne soit transpercé et que la bague ne se trouve pas entre le radius et l'ulna de l'aile. Les bagues doivent être vérifiées pendant la période de croissance de l'oiseau afin de remplacer celles qui seraient mal positionnées. D'autres méthodes qui utilisent également des bagues pour identifier les oiseaux, comme les bagues de plastique ou de nylon positionnées sur la membrane alaire ou au niveau de la nuque, permettent une identification adéquate tout en présentant moins de préoccupations liées au bien-être.

Certaines techniques de marquage et d'étiquetage ne sont plus considérées acceptables étant donné qu'il existe maintenant des méthodes moins douloureuses ou moins invasives. Par exemple, les méthodes de rognage des orteils pour identifier les nouveau-nés dans une portée de rongeurs ou certains animaux sauvages (p. ex. les salamandres), du marquage au fer de bovins et de chevaux et de l'ablation de la crête chez le coq ne sont plus appropriées.

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