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Bien-être animal

Le terme « bien-être animal » est largement utilisé pour parler de la qualité de vie des animaux. Les préoccupations éthiques liées au bien-être animal peuvent être regroupées en trois principales catégories :

  • la santé générale et fonctionnelle – les animaux devraient être nourris et hébergés de manière appropriée, vivre sans blessures et maladies et ne pas devoir subir de conséquences graves liées au stress
  • les états affectifs des animaux – les animaux devraient être relativement exempts d'un bien-être compromis, c’est-à-dire vivre sans douleur, peur, inconfort et détresse, et ils devraient pouvoir ressentir des états de plaisir et de confort normaux
  • la capacité d'exprimer différents comportements naturels fondamentaux – les animaux devraient être capables d'avoir un comportement naturel, ce qui comprend avoir des relations normales avec d'autres animaux de même que pouvoir exprimer des comportements fortement motivés, dans un environnement qui répond aux besoins de chaque espèce

Une autre approche pour appréhender et évaluer le bien-être animal consiste à faire appel aux « Five Freedoms » du UK Farm Animal Welfare Council. Ces cinq protections de base ont été définies au départ à titre de conseils aux fermiers concernant les objectifs de l'élevage. Cependant, cette approche peut facilement être adaptée pour s'appliquer aux animaux d'expérimentation.

Les cinq protections de base sont :

  1. la protection contre la faim et la soif (par un accès immédiat à de l'eau fraîche et à une diète qui favorise le maintien de la santé et de la vigueur)
  2. la protection contre les contraintes (en offrant un environnement adéquat, y compris un abri et une aire de repos confortables)
  3. la protection contre la douleur, les blessures et les maladies (soit par la prévention, soit par un diagnostic ou un traitement rapide)
  4. la protection contre l'empêchement à exprimer un comportement normal (en offrant un espace suffisant, des installations adéquates et la compagnie de congénères)
  5. la protection contre la peur et la détresse (en assurant des conditions et un traitement qui évitent la souffrance morale)

Afin de décrire plus précisément un bien-être animal compromis, le CCPA utilise les définitions de détresse, d'inconfort et de douleur suivantes :

  • la détresse est un état découlant d'interventions traumatiques effectuées sur un animal ou de conditions restrictives ou autres qui compromettent de façon significative le bien-être de l'animal; cet état peut être associé ou non à la douleur et oblige l'animal à dépenser une grande partie de ses efforts ou de ses ressources en réaction aux difficultés présentes dans son environnement
  • l'inconfort est considéré comme une forme légère de détresse
  • la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle déplaisante liée à une lésion véritable ou éventuelle, et qui peut être définie en fonction de cette lésion

Le CCPA emploie le terme « détresse » plutôt que « souffrance », souvent exprimée par la formule « souffrances et douleurs », pour décrire ce que ressentent les animaux, car la capacité de perception de la détresse chez certains animaux (comme les vertébrés inférieurs) peut ne pas correspondre à celle chez l'humain.

Les sources de documentation scientifique ne s'entendent pas parfaitement concernant la capacité des poissons de ressentir la douleur. Cependant, il a été démontré que les poissons réagissent aux stimuli nocifs par des modifications comportementales ou physiologiques et que ces mêmes stimuli nocifs seraient douloureux chez l'humain. Par conséquent, le CCPA exige que les poissons utilisés en recherche, en enseignement et pour les essais soient traités avec autant de respect que les autres espèces de vertébrés.